Fantômes et hantises dans l’histoire du Cercle

Posté le: 11 avril 2011, par Alvadero

Nous sommes en 1984. Le « Cercle spirite Allan Kardec » de Nancy a été sollicité par un journaliste pour une troublante affaire de maison hantée, à Rogerville, petite localité du Toulois (Meurthe et Moselle).
D’incroyables phénomènes de déplacements d’objets, de bruits divers se produisent dans cette maison, et les actuels propriétaires ont décidé de la mettre en vente, n’ayant pas retrouvé le calme, malgré un recours aux parapsychologues et exorcistes. (…) Les témoignages abondent et se regroupent, les langues se délient après s’être longtemps tues par peur de la dérision, de la moquerie. Nous arrivons dans cette maison afin d’y établir une séance de spiritisme, par voie d’incorporation. Huit spirites entourent le médium qui va prêter son corps aux esprits perturbateurs qui vont se manifester.
Le premier d’entre eux dit s’appeler Eugène Robillard. Il nous explique qu’il était en train de creuser un puits lorsqu’il y eut un violent orage. Tout s’est écroulé autour de lui. Il veut sortir et c’est la raison pour laquelle il frappe. Nous sommes là, face à un esprit qui a été surpris par une mort violente, subite, et qui n’a pas pris conscience de sa mort. Le temps s’est arrêté pour lui au moment de l’accident et il se croit toujours prisonnier sous le puits. Il appelle, il frappe afin qu’on le délivre.
Nous lui avons dit qu’il était désincarné et qu’il fallait qu’il quitte les lieux. Nous lui avons expliqué qu’il pouvait nous parler parce qu’il utilisait le corps d’un médium, que nous étions spirites et que nous étions là pour l’aider. Nous lui avons précisé que nous étions en 1984, ce qui le surprit fortement car il disait être en 1905.
Nous avons appris par la suite dans les archives des journaux régionaux, qu’il y avait eu effectivement un violent orage en 1905, dans le Toulois, et qu’un certain Eugène Robillard était mort enterré en creusant un puits.
Un autre esprit se manifeste, disant s’appeler Marcel, Marcel des Hautes-Croix (lieu-dit de la région). Il nous explique qu’il voulait acheter la maison, que cela aurait été une bonne affaire. Il est mort sans avoir pu obtenir l’acquisition rêvée. Alors, esprit de vengeance, il se promet que personne n’y demeurera et perturbe tour à tour, tous les occupants de la maison depuis des années.
Nous sommes là en face d’un esprit très matérialiste, très attaché aux choses de la terre et de surcroît têtu. Il sait qu’il est mort et profite de ce nouvel état pour apporter la frayeur et faire fuir les différents occupants. Ce cas est différent du premier, le trouble n’est pas le même, bien qu’existant. Le premier souffre car la mort l’a surpris dans la souffrance du dernier instant, le second s’amuse et se venge car tel était son état d’esprit au moment de mourir, chargé de rancune et d’insatisfaction. (…)

Le Journal Spirite n°70