Fantômes

Posté le: 19 avril 2011, par Alvadero

Philippe témoigne

C’était une dizaine de mois après la mort de mon père, il est environ 18 heures et, installé au volant de ma voiture, je m’apprête à emprunter la route d’un village menant à mon domicile. Ce village a la particularité d’être en côte très abrupte et la rue assez étroite exige de la prudence et une vitesse limitée. Je jette machinalement un coup d’œil à mon rétroviseur intérieur quand soudain mon sang se glace et mon cœur se met à battre la chamade : mon père est là, assis sur la banquette arrière. Un réflexe immédiat et naturel me fait me retourner violemment : les sièges arrière sont déserts. Du même coup, ce geste me fait faire une embardée qui manque de me projeter contre un plot métallique du bord de la rue. Ayant rétabli la situation, mon regard se porte à nouveau sur le rétroviseur et j’y vois toujours mon père. Il est serein et me sourit. Ma première frayeur s’évanouit et j’essaie de profiter pleinement de cette vision tellement réelle. Il est vraiment là à me regarder, j’en sentirais presque son odeur et une foule de souvenirs arrivent en bouffées bienfaisantes. Il paraît si bienveillant à mon égard, la chaleur de son amour étreint tout mon être. Je ressens un bonheur immense m’envahir, je lui parle sans ouvrir la bouche, juste par l’esprit et il me répond que tout va bien pour lui. (…)

Le Journal Spirite n°70

Témoignage de Jean-Pierre.

Le matin de l’enterrement de ma mère, je me suis rendu à l’église, accompagné de ma grand-mère, afin de me recueillir en toute intimité. Placés à quelques mètres du cercueil, nous étions tous les deux silencieux, plongés dans nos pensées remplies de tristesse. A un moment, j’ai levé la tête puis j’ai regardé ce cercueil qui ne m’apportait que douleur et morosité. Soudain, j’ai vu ma mère debout à coté du cercueil. Elle était habillée comme je l’avais vue sur son lit après son décès. Elle portait sa robe jaune et grise que je connaissais depuis fort longtemps. Son visage était resplendissant, les marques de la souffrance n’étaient plus là, elle revivait. Puis elle m’a souri et a levé son bras. Elle m’a dit au revoir d’un signe de la main, avant de disparaître. (…)

Le Journal Spirite n°70