Les artistes médiums du Cerlce Allan Kardec

Posté le: 19 avril 2011, par Alvadero

Sylvain

Peintre et musicien médium, Sylvain nous offre une sonorité musicale nouvelle à travers ses musiques reçues de l’autre monde. Ses visages peints comme ses multiples univers nous entraînent au-delà de notre monde. Sa médiumnité automatique lui permet d’être un interprète particulièrement fascinant pour celui qui l’observe et le regarde travailler.
Sylvain est devenu spirite en 1983. C’est dès cette époque que l’au-delà lui demanda de travailler sa médiumnité artistique, tout d’abord en peinture et quelques années plus tard en musique.

«Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours été attiré par le dessin, la peinture et la musique. J’ai toujours dessiné de manière instinctive sans jamais avoir appris. J’ai réalisé une toile quand j’avais 14 ans. C’est lors d’une séance qu’un esprit m’a révélé qu’elle était d’origine médiumnique. On peut ainsi dire que je fus un peintre médium sans le savoir durant toute ma jeunesse. La création des œuvres de l’au-delà fonctionne avec moi de manière dite «automatique». Je me mets en condition, je fais le vide dans ma tête et j’écoute de la musique. Ma main s’anime et je suis spectateur de ce qui se passe. Elle ne m’appartient plus. Je n’ai pas conscience du choix des couleurs. Les dessins se réalisent assez vite, quelquefois à l’envers, et l’exécution dure de 10 minutes à une demi-heure. Malgré ma forte myopie, je peins sans lunettes. La médiumnité musicale, quant à elle, est beaucoup plus intense qu’en peinture et s’exécute, pour ma part au piano. La mise en condition est identique à celle de la peinture. Cependant l’automatisme dans la manifestation de l’esprit est plus fort, plus physique. J’ai l’impression de perdre connaissance. Je sors de cette inconscience de manière soudaine, mon rythme cardiaque est alors très élevé. L’œuvre musicale est enregistrée par les quelques participants à la séance et c’est à son écoute que je découvre la musique composée.»

Le Journal Spirite n°73 – Dossier sur les artistes médiums

Mrs Curran, médium de Patience Worth

En 1913, Mrs Curran fit sa première expérience de communication avec les désincarnés à l’aide d’un cadran alphabétique muni d’une aiguille au centre. Un jour elle reçut cette phrase d’un esprit : « Bien des lunes se sont écoulées depuis que j’ai vécu. Je reviens. Mon nom est Patience Worth ». Puis l’esprit précisa avoir été Anglaise, née dans le Dorsetshire au XVIIè siècle. Elle décrivit avec précision les caractéristiques des paysages de ce comté et les routes qui permettaient de s’y rendre. Un éditeur M. Yost, témoin des séances, se rendit en Angleterre pour visiter le Dorsetshire et il retrouva les paysages décrits par l’esprit de Patience Worth.
Cet esprit avait également souhaité produire par l’intermédiaire du médium Mrs Curran des ouvrages littéraires. Douze romans historiques furent dictés jusqu’en 1934, un drame, des nombreux poèmes et un volumineux poème idyllique de 60 000 mots intitulé «Telka». Ce dernier était en dialecte Anglo-saxon du XVIIè siècle. M. Yost fit les remarques suivantes :«Telka est unique non seulement par la pureté de sa langue anglo-saxonne, la combinaison de formes en dialecte de différentes époques et ses connaissances grammaticales, mais aussi par les altérations et extensions conférées à différents vocables. Patience Worth, comme Shakespeare emploie parfois un adverbe à la manière d’un verbe, ou d’un nom ou d’un adjectif Cette remarque constitue une preuve supplémentaire pour démontrer que Patience Worth est en plein accord avec son époque, même dans les anomalies grammaticales.»
Ce chef d’œuvre de 270 pages a été dicté dans un ensemble de 35 heures. (…)

Le Journal Spirite n°62