Extraits

La Réincarnation

Les différentes croyances

Depuis les temps les plus reculés, l’idée de réincarnation a toujours fait partie des traditions antiques que ce soit sous la forme d’une croyance religieuse ou bien d’une conception philosophique plus élaborée. Toutes les doctrines religieuses, sans exception, comportent, dans leurs principes d’origine, l’idée de réincarnation, idée qui ne s’est pas toujours perpétuée et qui fut abandonnée, par exemple, chez les Hébreux, les Chrétiens et les Musulmans. La conception spirite de la réincarnation qui se suffit à elle-même, dans une définition logique, n’a pas la nécessité de s’appuyer sur d’anciennes traditions, mais il est cependant intéressant de constater qu’en différents points du globe, l’idée des vies successives fut intégrée à toutes les traditions spiritualistes. Même si l’idée fut abandonnée à partir du Haut Moyen Age dans la plupart des religions monothéistes, il n’en demeure pas moins que toute religion révélée comporte à l’origine le principe des vies successives. (…)

Thèmes développés dans la suite de l’article : Les traditions orientales, la Grèce antique, le druidisme… Le Journal Spirite n°42

 

Le principe de Réincarnation

La pulsion créatrice

Tous les esprits ont une origine que nous nommerons Dieu, par facilité de langage, sachant qu’il nous est impossible d’appréhender la notion de divin, sachant aussi, que toute tentative de définition de Dieu est toujours réductrice à vouloir rendre intelligible un concept qui dépasse la compréhension humaine.
Toutefois, nous pouvons avancer quelques notions générales qui n’enferment pas Dieu dans des limites. Nous pouvons simplement dire, avec la pauvreté de notre langage, que Dieu est une force infinie, une force d’amour incommensurable, à l’origine de toute chose et de toute vie, donc une force créatrice qui est une pulsion vitale. Cette pulsion vitale est la source créatrice à l’origine de chaque esprit individualisé. Chacun d’entre nous a connu un point de départ ; ce point zéro correspond à la pulsion divine qui nous a créés simples et ignorants, esprits individualisés à l’état brut, à l’état le plus primitif qui soit.
A l’état originel, cet esprit nouvellement créé devient à lui seul une force vitale, qui par nature, par instinct, va éprouver la nécessité naturelle de s’incarner pour se développer dans un univers de matière. (…)

Thèmes développés dans la suite de l’article : des lois naturelles, les premières incarnations, la loi d’évolution, le point oméga, le rôle du périsprit, le processus vital, de l’inconscient au conscient.
Le Journal Spirite n°42

 

Les preuves de la réincarnation

(…) A partir de la communication spirite, nous pouvons donc déduire que la réincarnation est mise en évidence sur le plan intellectuel selon une démarche philosophique. (…) Nous avons l’avantage de pouvoir utiliser des témoignages divers qui apportent des preuves objectives, des preuves qui viennent renforcer et confirmer l’enseignement théorique. (…) Différents moyens ont permis la mise en évidence des vies successives. Certains de ces moyens sont spécifiquement spirites, d’autres consistent à utiliser des témoignages qui ne font pas intervenir le contact avec les esprits. (…)

Thèmes développés dans la suite de l’article : révélation spirite de vies antérieures, revivre son passé sous hypnose, souvenir de l’antériorité à l’état conscient et taches de naissance (enquêtes de Ian Stevenson)
Le Journal Spirite n°42

Spiritisme et Religions

Le spiritisme n’est pas une religion

(…) En toute religion, il y a le concept de croyance à partir de textes anciens qui n’ont pas toujours une grande valeur historique. En cela la croyance religieuse s’appuie souvent sur le mythe ou la légende. En spiritisme, on ne retient plus que les faits, qui passés au crible de la raison, ont permis de déterminer certains principes qui s’enchaînent et s’imbriquent dans une cohérence, ce à partir de quoi naissait la philosophie spirite, élaborée par Allan Kardec et étayée par des faits expérimentaux. La connaissance supplantait alors la croyance. La divinité n’était plus le Dieu vengeur d’une religion, mais une force originelle dont on pouvait deviner les desseins. L’au-delà n’était plus un lieu mythologique de félicité ou de damnation. Les anges et les démons, passaient de la réalité au symbole, devenant des esprits plus ou moins évolués. Les miracles devenaient des faits médiumniques, attestant de la manifestation des esprits. Jésus n’était plus l’incarnation de Dieu, mais celle d’un esprit supérieur et en même temps médium. La réincarnation devenait un principe universel d’évolution intellectuelle et morale, dans la pluralité des mondes habités.
L’expérience spirite est devenue le support concret de la foi, une foi raisonnée et comprise qui ne fait plus appel au sens du mystère, mais à un enchaînement de principes qui ne contredisent plus les lois de la nature. Toute religion est à un moment donné en contradiction avec les lois de la nature. Le spiritisme ne l’est plus, c’est aussi en cela qu’il échappe à la définition religieuse au profit d’une définition philosophique étayée par des faits scientifiquement analysables. (…)

Le Journal Spirite n°64

Au Vatican, une nouvelle approche…

En 1996, l’Eglise, pour la première fois, reconnaissait la possibilité des contacts avec l’au-delà, par la voix du Père Gino Concetti. Ce frère de l’ordre des Franciscains Mineurs, est un des théologiens les plus compétents du Vatican et commentateur de l’Osservatore Romano, le quotidien officiel du Saint-Siège. Le dialogue avec les défunts n’est plus un péché si toutefois cela se pratique sous « l’inspiration de la foi ». Ce qui fut en d’autres temps considéré comme manifestation subtile d’inspiration diabolique prend une tournure bien différente selon le théologien : «Dieu permet à nos chers défunts qui vivent dans la dimension ultra terrestre d’envoyer des messages pour nous guider en certains moments de notre vie. A la suite des nouvelles découvertes dans le domaine de la psychologie sur le paranormal, l’Eglise a décidé de ne plus interdire les expériences de dialogue avec les trépassés, à condition qu’elles soient menées avec une sérieuse finalité religieuse et scientifique».
Les principes du catholicisme ne sont certes pas oubliés, mais la conception de la vie future s’est quelque peu infléchie. Notons que dans le passage qui suit, l’enfer et le jugement dernier ne sont plus évoqués :
«Tout part de la constatation que l’Eglise est un unique organisme dont Jésus-Christ est le chef. Cet organisme est composé des vivants. C’est à dire aussi bien du peuple des fidèles sur la terre que des trépassés, qu’ils soient les bienheureux et les saints qui sont dans la paix de l’esprit au Paradis, que des âmes qui doivent expier leurs péchés au Purgatoire. Ces trois dimensions non seulement sont unies à Jésus, mais dans le concept de la « communion des saints », sont unis ensemble. Ce qui signifie qu’une communication est possible.»
Selon la doctrine catholique ainsi revue et corrigée : «Les messages peuvent nous parvenir non pas à travers les paroles et les sons, c’est à dire avec les moyens normaux des êtres humains, mais à travers des signes divers : par exemple par les songes, qui parfois sont prémonitoires, ou à travers des impulsions spirituelles qui pénètrent dans notre esprit, impulsions qui peuvent se transformer en visions et en concepts.»
A la question : tout le monde peut il avoir ces perceptions ? Le Père Concetti répond : «Ceux qui captent le plus souvent ces phénomènes sont les personnes sensitives c’est-à-dire les personnes qui ont une sensibilité supérieure à l’égard de ces signes ultra terrestres. Je veux parler des clairvoyants et des médiums. Mais les personnes normales peuvent avoir certaines perceptions extraordinaires, un signe étrange, une illumination soudaine. A la différence des personnes sensitives, elles peuvent rarement parvenir à interpréter ce qui se passe en elles et à intérieur d’elles-mêmes.»
Le théologien pose ensuite quelques gardes fous :
«L’Eglise permet de s’adresser à ces personnes particulières, mais avec une grande prudence et à certaines conditions. Les sensitifs auxquels, on peut demander assistance doivent être des personnes qui mènent leurs expériences, même avec des techniques modernes, en s’inspirant de la foi. Si ces derniers sont des prêtres, c’est encore mieux. L’Eglise interdit tous les contacts des fidèles avec ceux qui communiquent avec l’au-delà en pratiquant l’idolâtrie, l’évocation des morts, la nécromancie, la superstition et l’ésotérisme. Toutes les pratiques occultes qui incitent à la négation de Dieu et des Sacrements ».
Concernant les motivations des fidèles à entreprendre un dialogue avec les trépassés : «Il est nécessaire de ne s’approcher du dialogue avec les défunts que dans des situations de grande nécessité. Quelqu’un qui a perdu dans des circonstances tragiques son père ou sa mère ou son enfant ou bien son mari et ne se résigne pas à l’idée de la disparition. Avoir un contact avec l’âme du cher défunt peut déranger un esprit bouleversé par le drame. On peut s’adresser aux défunts si l’on a besoin de résoudre un grave problème de vie. Nos ancêtres, en général, nous aident et ne nous envoient jamais de messages qui portent atteinte ni à nous-mêmes ni à Dieu».
Le Père Concetti conclut :
«Il ne faut pas jouer avec les âmes des trépassés. Il ne faut pas les évoquer pour des motifs futiles pour obtenir par exemple un numéro du Loto. Il convient aussi d’avoir un grand discernement à l’égard des signes de l’au-delà et de ne pas trop les empathiser. On risquerait de tomber dans la crédulité excessive la plus suspecte. Avant tout, il ne faut pas aborder le phénomène de la médiumnité sans la force de la foi. On risquerait de perdre son équilibre psychique et de sombrer tout à fait dans la possession démoniaque.»

Nous avons là un infléchissement de la doctrine officielle de l’Eglise qui s’accorde avec l’air du temps. En témoigne également l’intérêt de prêtres pour le paranormal, ce que nous avons notamment constaté avec le père Biondi et ensuite avec le père François Brune. Cette évolution n’est certes pas une révolution, car on se garde bien de toucher aux dogmes et aux grands principes. Par exemple, le père Concetti, également interrogé sur l’homosexualité, garde une attitude de rejet, partant du principe que ce serait une défaillance supplémentaire concernant l’éducation des enfants déjà bien mise à mal dans nos sociétés modernes.
Nous sommes évidemment bien loin des grands principes du spiritisme (réincarnation), ce qui au demeurant est bien normal. Mais au moins, cette avancée officielle élimine l’ancien argument selon lequel toute communication ne pouvait être que le résultat d’une empreinte diabolique. (…)

Le Journal Spirite n°64

 

Fantômes

Philippe témoigne

C’était une dizaine de mois après la mort de mon père, il est environ 18 heures et, installé au volant de ma voiture, je m’apprête à emprunter la route d’un village menant à mon domicile. Ce village a la particularité d’être en côte très abrupte et la rue assez étroite exige de la prudence et une vitesse limitée. Je jette machinalement un coup d’œil à mon rétroviseur intérieur quand soudain mon sang se glace et mon cœur se met à battre la chamade : mon père est là, assis sur la banquette arrière. Un réflexe immédiat et naturel me fait me retourner violemment : les sièges arrière sont déserts. Du même coup, ce geste me fait faire une embardée qui manque de me projeter contre un plot métallique du bord de la rue. Ayant rétabli la situation, mon regard se porte à nouveau sur le rétroviseur et j’y vois toujours mon père. Il est serein et me sourit. Ma première frayeur s’évanouit et j’essaie de profiter pleinement de cette vision tellement réelle. Il est vraiment là à me regarder, j’en sentirais presque son odeur et une foule de souvenirs arrivent en bouffées bienfaisantes. Il paraît si bienveillant à mon égard, la chaleur de son amour étreint tout mon être. Je ressens un bonheur immense m’envahir, je lui parle sans ouvrir la bouche, juste par l’esprit et il me répond que tout va bien pour lui. (…)

Le Journal Spirite n°70

Témoignage de Jean-Pierre.

Le matin de l’enterrement de ma mère, je me suis rendu à l’église, accompagné de ma grand-mère, afin de me recueillir en toute intimité. Placés à quelques mètres du cercueil, nous étions tous les deux silencieux, plongés dans nos pensées remplies de tristesse. A un moment, j’ai levé la tête puis j’ai regardé ce cercueil qui ne m’apportait que douleur et morosité. Soudain, j’ai vu ma mère debout à coté du cercueil. Elle était habillée comme je l’avais vue sur son lit après son décès. Elle portait sa robe jaune et grise que je connaissais depuis fort longtemps. Son visage était resplendissant, les marques de la souffrance n’étaient plus là, elle revivait. Puis elle m’a souri et a levé son bras. Elle m’a dit au revoir d’un signe de la main, avant de disparaître. (…)

Le Journal Spirite n°70

 

L’ectoplasme

Les représentations de la substance

La substance se constitue en représentations diverses, généralement des représentations d’organes plus ou moins complètes et parfaites, par exemple un doigt pendant au milieu de franges de substance. (…) Des matérialisations sont progressives et commencent par une ébauche, tandis que les formations plus complètes n’arrivent que plus tard. C’est dans l’intérieur de la pâte gélatineuse, sortie du médium, que des figures, des doigts se forment peu à peu. (…) Les dimensions sont quelquefois plus petites que nature, de véritables miniatures. La matérialisation peut présenter des lacunes. De face, la matérialisation est complète mais le dos reste à l’état d’amas de substance amorphe. (…) On sait que différents observateurs, Crookes et Richet entre autres, ont décrit des matérialisations complètes. Il s’agissait, non pas de fantômes dans le sens propre du mot, mais d’êtres ayant momentanément toutes les particularités vitales d’êtres vivants, dont le cœur battait, le poumon respirait et dont l’apparence corporelle était parfaite. Dans les cas les plus remarquables, l’organe matérialisé a toutes les apparences et les propriétés biologiques d’un organe vivant. Il y eut des doigts admirablement modelés, avec leurs ongles ; il y eut des mains complètes, avec os et articulations, il y eut un crâne vivant dont on pouvait palper les os, sous une épaisse chevelure. Il y eut des visages bien formés, des visages vivants, des visages humains. En même temps que la matérialisation d’un corps humain, il y eut comme les expériences l’établissent, matérialisations d’objets, vêtements, tissus, étoffes. Une main s’est matérialisée avec une bague. (…)

Suite de l’article : formes vaporeuses, liquides ou solides de l’ectoplasme, couleur, visibilité, composition.
Le Journal Spirite n°65

 

Médiumnités dans le Cercle Allan Kardec

(…) Puisque nous avions alors la possibilité d’être informés par les esprits des facultés réelles des uns et des autres au travers d’un bon médium, nous avons retenu cette bonne formule, nous fiant aux conseils donnés par l’au-delà pour la réalisation de telle ou telle faculté indiquée. (…)
Le maître mot en médiumnité, c’est le «développement». On ne devient pas un bon médium du jour au lendemain car la sensibilité potentielle doit s’affiner avec le temps et l’expérience. Certains médiums ont une faculté qui s’affine très vite, d’autres ont besoin d’une progression beaucoup plus lente, parce qu’il existe des disparités dans les prédispositions qui sont inégales selon les personnes. Quoi qu’il en soit, chaque médiumnité révélée, si elle est sérieusement travaillée en respectant toutes les règles de prudence et d’analyse, ne peut que réussir, à la condition également que la personne concernée se donne une certaine rigueur et accepte les conseils spirituels ou humains, pour ne pas s’égarer dans des extrapolations hasardeuses. Il est souvent arrivé que des personnes échouent dans ce développement pour cause de peur, d’orgueil, de manque de volonté ou de manque d’équilibre psychologique. (…)

Le Journal Spirite n°45

Le Rêve

Le rêve et le songe

Au-delà des définitions psychanalytiques freudiennes et autres, les conceptions spirites permettent d’élargir considérablement toutes les données de la psychologie classique.
L’esprit véhiculé par le périsprit se dissocie du corps physique au moment de la mort, c’est le principe premier à partir duquel la communication spirite existe. Mais ce principe ne s’applique pas seulement au phénomène de la mort, il fut aussi observé à l’occasion d’expériences de dédoublement à l’état de veille, dédoublement qui s’opère également lors des phases du sommeil profond.
A plusieurs reprises au cours d’une nuit, l’esprit se libère de son entrave corporelle pour une durée totale qui n’excède pas deux heures, correspondant aux phases du sommeil paradoxal. Un lien fluidique permet au corps de conserver sa vitalité.
L’esprit momentanément délivré de ses chairs, rejoint sa véritable nature. Il peut se véhiculer dans l’autre dimension et entrer en contact avec le monde des esprits. Le dégagement nocturne est donc un état de perception de l’autre monde, qui permet la rencontre avec le guide et avec d’autres esprits qui prodiguent leurs conseils. Ces rencontres, la plupart du temps, ne laissent pas de souvenirs au réveil. Cependant, des traces inconscientes pourront ressurgir sous forme d’intuitions ou d’impressions au cours de la journée qui suit. (…)

Le Journal Spirite n° 6476

 

Psychométrie

(…) Voici une clairvoyance sur objet (ou psychométrie) réalisée en aveugle sur un fragment de pierre :
« Je vois un mur, je vois un jeune homme, il est accroupi, il se dissimule. Je vois des miradors, il y a des projecteurs qui éclairent le mur. Le garçon a des cheveux longs châtains. Il est habillé d’un jean et d’un pull très long, on dirait un baba. Il lui reste une cinquantaine de mètres avant d’atteindre le mur. J’aperçois des hommes dans les tourelles, un qui tourne le projecteur, l’autre avec des jumelles. Le jeune homme a un sac plastique dans la main. Je le vois courir, il atteint le mur. Il est venu pour faire un graffiti. Il prend beaucoup de risques, c’est dangereux. Il est en train de dessiner deux personnages. On dirait un soldat américain et un soldat russe en train de se serrer la main. Au-dessus des têtes, je vois une colombe toute blanche. C’est un pacifiste. Il repart, j’entends des coups de feu. Je le vois étendu, il est mort. Je vois Guntard Schmid, il avait 22 ans.
Maintenant, je vois des gens, beaucoup de gens. Ils crient, ils sont heureux, ils ont l’espoir. Je vois des pioches, des marteaux. Ils cassent, chacun repart avec un morceau. Il n’y a plus de gardes, c’est la liberté. C’était le mur de Berlin. »
A l’issue de la séance, la personne qui avait fourni la pierre nous confirma que ce fragment provenait bien du mur de Berlin. (…)

Le Journal Spirite n°64

La Xénoglossie

Le cas Von Reuter

Dans les années 1920, M. Von Reuter et sa mère reçurent des messages en quinze langues diverses dont celles qu’ils ignoraient totalement : russe, magyar, norvégien, polonais, hollandais, lituanien, irlandais, persan, arabe et turc.
Mme Von Reuter opérait toujours les yeux bandés et elle écrivait souvent des langues ignorées en écriture invertie (en miroir), c’est-à-dire, que pour la lire, il fallait la réfléchir dans une glace. Il serait fastidieux de rapporter dans le détail les dialogues entre M. et Mme Von Reuter et leurs interlocuteurs s’exprimant en langues ignorées (se reporter pour plus de précisions à l’ouvrage de Bozzano). Il faut surtout retenir dans ce cas, l’extrême souplesse de deux médiums aptes à une xénoglossie médiumnique très diversifiée.
Pour les langues russe ou arabe qui ont un alphabet différent, les messages parvenaient sous forme phonétique et des linguistes furent sollicités pour apporter la traduction ou la confirmation. Souvent le message obtenu en langue indéchiffrable était dans la même séance traduit par un autre esprit, et après recherches, la traduction donnée en séance s’avérait à chaque fois rigoureusement exacte. Un message obtenu en lituanien phonétique fut déchiffré plus d’un an après réception par un professeur d’université. Les formes du langage et les tournures grammaticales correspondaient à la langue lituanienne usitée plus de cinquante ans auparavant. (…)

Article paru dans le Journal Spirite n° 78 et réalisé à partir des études d’Ernest Bozzano parues dans son ouvrage « La médiumnité polyglotte »

 

Le suicide

Causes du suicide

La souffrance et le désespoir, la solitude et l’incompréhension, l’échec et l’exclusion, le doute de soi et l’absence d’avenir, les excès de malheurs et d’épreuves, peuvent devenir à ce point insupportables que la seule issue paraît être la mort. (…) Extrait de message :
(…) Le suicide est un état de détresse maladive dont les causes sont souvent étrangères au sujet qui va commettre cet acte. Les principales causes du suicide sont les suivantes : le manque d’amour provenant essentiellement de la famille, des proches amis qui n’en sont pas ou qui n’en sont plus ; le dépérissement dans le travail, si le travail est avilissant, répétitif à rendre l’esprit esclave ; le sentiment d’inutilité dans une société inégalitaire qui ne reconnaît la valeur d’un homme qu’à sa réussite financière en traitant l’autre de «raté»: cet adjectif fait très mal et il tue ; le sentiment d’infériorité, marqué par la haine sociale et le refus des différences et en dernier lieu, le réveil soudain d’une vie antérieure déjà suicidaire pouvant entraîner une névrose obsessionnelle conduisant à l’acte. (…) L’homme a le devoir de vivre son incarnation, mais l’homme n’est rien dans l’abandon, dans le mépris et dans la solitude. La réponse au mal suicidaire est donc une réponse profondément amoureuse, elle doit provenir des individus, mais aussi des états, des sociétés qu’ils représentent et des lois qu’ils décident. Je veux imaginer avec vous une société d’amour qui ne pourra que retenir l’homme dans la responsabilité de sa vie physique et non pas le pousser vers la mort comme un outil encombrant devenu inutile. » (…)

Le Journal Spirite n°63

 

José Arigo, guérisseur brésilien

Nous avons souvent relaté les différents épisodes de la vie de José Arigo, décédé en 1971, et qui fut le meilleur exemple des médiums guérisseur pratiquant ce que l’on a appelé « chirurgie à mains nues » sous l’impulsion d’un esprit.

Les opérations

La médiumnité de José Arigo se manifeste essentiellement sous deux formes : l’incorporation de l’esprit du Dr Fritz et l’influence du Dr Fritz.
En incorporation, Arigo est totalement inconscient, c’est l’esprit qui opère avec une grande vivacité (on parle même d’une certaine brutalité apparente), à l’aide d’un canif, d’un couteau, de ciseaux ou d’un bistouri. En fait, en fonction des circonstances, l’esprit du Dr Fritz utilise ce qui lui tombe sous la main. Il s’exprime en allemand, ou en portugais avec un fort accent allemand. L’incorporation est ainsi décrite : « le médium est pris violemment, il se transforme en une autre personne, avec modification de la physionomie et de l’expression, du regard, des gestes, des déplacements et du langage ». C’est toujours le Dr Fritz qui s’incorpore, assisté d’autres esprits.
Les opérations ont lieu en pleine lumière, Arigo est en bras de chemises et parfois torse nu. Les observateurs ont eu toute possibilité d’examiner de près le déroulement des opérations. Le Dr Fritz incorporé a fréquemment discuté avec des médecins, il a même été interviewé par des journalistes allemands. (…)

Le Journal Spirite n°63

Une convergence est-elle possible

Depuis la naissance du spiritisme, de nombreuses recherches ont été menées dans les différents domaines du paranormal. Depuis « Les maisons hantées » de Camille Flammarion jusqu’aux modernes recherches sur les NDE, nous bénéficions d’un patrimoine considérable d’études qui ont fait l’objet de parutions nombreuses et d’encyclopédies du paranormal. Il y a abondance d’expériences et d’observations, de faits et de théories, d’essais philosophiques qui mettent en lumière les capacités psychiques de l’esprit humain et les communications avec les désincarnés.

Le spiritisme des origines

La base essentielle est l’œuvre d’Allan Kardec, qui reste la référence fondamentale pour une bonne compréhension du contact avec l’au-delà et de ses conséquences philosophiques et morales. Aujourd’hui encore, le spiritisme se réfère à cette œuvre, partout dans le monde, dans une fidélité sans faille au fondateur, ce que l’on constate en particulier dans tous les groupes du Brésil et de l’ensemble de l’Amérique latine. Cette base essentielle fut complétée par les successeurs d’Allan Kardec, qu’il s’agisse des plus connus en Europe comme Gabriel Delanne, Léon Denis, Gustave Geley, Camille Flammarion, Ernest Bozzano, ou de moins connus pour nous, comme les latino-américains Manuel Porteiro, Herculano Pires, Cosme Marino, Humberto Mariotti, etc.
L’œuvre spirite, dans sa progression, a gardé son intégrité revenant sans cesse aux principes kardécistes fondamentaux qui, même s’ils sont réétudiés et affinés, ont conservé toute leur valeur au fil du temps.

La période métapsychique

Lorsque l’Institut Métapsychique International fut créé, en particulier à l’initiative de Jean Meyer et du Docteur Gustave Geley, il se donnait pour but de démontrer scientifiquement les productions médiumniques de l’ectoplasmie et des matérialisations. Ce tournant scientifique fut d’une grande qualité expérimentale mais n’a pas pour autant marqué durablement les mentalités. De nombreuses expériences, de par le monde, furent attestées auprès de médiums à effets physiques, en présence de scientifiques au dessus de tout soupçon. Elles se sont perpétuées jusqu’à la fin de la décennie 1920, laissant un patrimoine considérable de compte rendus, de procès verbaux et de photographies, sans oublier les essais théoriques ou philosophiques comme tous les ouvrages de Gabriel Delanne, le « Traité de métapsychique » de Charles Richet, « Animisme et spiritisme » d’Alexandre Aksakof, « Essai d’interprétation synthétique du spiritisme » et « De l’inconscient au conscient » de Gustave Geley. (…)

Thèmes développés dans la suite de l’article : les NDE, les recherches de Ian Stevenson sur les souvenirs antérieurs d’enfants, l’hypnose, les facultés psychiques (clairvoyance, radiesthésie, magnétisme, etc.), synthèse et convergence.
Le Journal Spirite n°66 – Editorial

 

Georges Aubert, médium pianiste

(…) C’est dans l’obscurité totale que George exécute son premier morceau avec une certaine appréhension «Tout à coup, je sentis mes mains s’engourdir. De plus en plus la sensation du clavier disparaissait sous mes doigts et je fus tout surpris d’entendre résonner avec force un magnifique accord car je ne sentais plus du tout les touches. Je me rendais compte que mes mains étaient anesthésiées, car mes bras remuaient en suivant la suite des notes, mais le tact manuel était aboli… Je sentais mon cerveau complètement libre et sans avoir aucune préoccupation de fausses notes, je m’abandonnais à l’influence de Méhul. Néanmoins cette sensation de jouer du piano, sans sentir le clavier et sans savoir ce qui se jouait sous mes doigts était plutôt étrange.» Or, chose surprenante depuis ce jour, la table des séances reste muette. Intrigué par ce silence, George s’installe au piano et immédiatement ses doigts frappent frénétiquement les touches. Le père comprend à cet instant que chaque note frappée va remplacer une réponse à l’alphabet épelé. Méhul annonce que la médiumnité à effets physiques de George est terminée au profit des manifestations musicales dictées par les esprits. Méhul, Beethoven, Mendelssohn, Mozart, Bach, une multitude de musiciens classiques s’expriment par son intermédiaire pendant treize ans de 1891 à 1904. (…)

Le Journal Spirite n°73 – Dossier sur les artistes médiums

Les artistes médiums du Cerlce Allan Kardec

Sylvain

Peintre et musicien médium, Sylvain nous offre une sonorité musicale nouvelle à travers ses musiques reçues de l’autre monde. Ses visages peints comme ses multiples univers nous entraînent au-delà de notre monde. Sa médiumnité automatique lui permet d’être un interprète particulièrement fascinant pour celui qui l’observe et le regarde travailler.
Sylvain est devenu spirite en 1983. C’est dès cette époque que l’au-delà lui demanda de travailler sa médiumnité artistique, tout d’abord en peinture et quelques années plus tard en musique.

«Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours été attiré par le dessin, la peinture et la musique. J’ai toujours dessiné de manière instinctive sans jamais avoir appris. J’ai réalisé une toile quand j’avais 14 ans. C’est lors d’une séance qu’un esprit m’a révélé qu’elle était d’origine médiumnique. On peut ainsi dire que je fus un peintre médium sans le savoir durant toute ma jeunesse. La création des œuvres de l’au-delà fonctionne avec moi de manière dite «automatique». Je me mets en condition, je fais le vide dans ma tête et j’écoute de la musique. Ma main s’anime et je suis spectateur de ce qui se passe. Elle ne m’appartient plus. Je n’ai pas conscience du choix des couleurs. Les dessins se réalisent assez vite, quelquefois à l’envers, et l’exécution dure de 10 minutes à une demi-heure. Malgré ma forte myopie, je peins sans lunettes. La médiumnité musicale, quant à elle, est beaucoup plus intense qu’en peinture et s’exécute, pour ma part au piano. La mise en condition est identique à celle de la peinture. Cependant l’automatisme dans la manifestation de l’esprit est plus fort, plus physique. J’ai l’impression de perdre connaissance. Je sors de cette inconscience de manière soudaine, mon rythme cardiaque est alors très élevé. L’œuvre musicale est enregistrée par les quelques participants à la séance et c’est à son écoute que je découvre la musique composée.»

Le Journal Spirite n°73 – Dossier sur les artistes médiums

Mrs Curran, médium de Patience Worth

En 1913, Mrs Curran fit sa première expérience de communication avec les désincarnés à l’aide d’un cadran alphabétique muni d’une aiguille au centre. Un jour elle reçut cette phrase d’un esprit : « Bien des lunes se sont écoulées depuis que j’ai vécu. Je reviens. Mon nom est Patience Worth ». Puis l’esprit précisa avoir été Anglaise, née dans le Dorsetshire au XVIIè siècle. Elle décrivit avec précision les caractéristiques des paysages de ce comté et les routes qui permettaient de s’y rendre. Un éditeur M. Yost, témoin des séances, se rendit en Angleterre pour visiter le Dorsetshire et il retrouva les paysages décrits par l’esprit de Patience Worth.
Cet esprit avait également souhaité produire par l’intermédiaire du médium Mrs Curran des ouvrages littéraires. Douze romans historiques furent dictés jusqu’en 1934, un drame, des nombreux poèmes et un volumineux poème idyllique de 60 000 mots intitulé «Telka». Ce dernier était en dialecte Anglo-saxon du XVIIè siècle. M. Yost fit les remarques suivantes :«Telka est unique non seulement par la pureté de sa langue anglo-saxonne, la combinaison de formes en dialecte de différentes époques et ses connaissances grammaticales, mais aussi par les altérations et extensions conférées à différents vocables. Patience Worth, comme Shakespeare emploie parfois un adverbe à la manière d’un verbe, ou d’un nom ou d’un adjectif Cette remarque constitue une preuve supplémentaire pour démontrer que Patience Worth est en plein accord avec son époque, même dans les anomalies grammaticales.»
Ce chef d’œuvre de 270 pages a été dicté dans un ensemble de 35 heures. (…)

Le Journal Spirite n°62

Entretien avec Karine Chateigner

Le Journal Spirite : Aujourd’hui de nombreuses personnes et en particulier des jeunes, tentent des expériences de contact avec l’au-delà sans la moindre connaissance, que peux-tu leur conseiller ?

Karine : Le spiritisme, c’est à dire la possible communication avec les esprits désincarnés, est encore aujourd’hui mal connu et surtout, fort peu étudié. Cependant la curiosité expérimentale et les méthodes qui l’ont caractérisé, ont parcouru les décennies, sans visiblement s’altérer du manque de réussite, de probité, de connaissance et de sérieux. Il semble même, que ces dernières années aient été porteuses de nouvelles expériences et que les adolescents en soient particulièrement friands. J’ai même eu au téléphone il y a quelques mois un jeune garçon de onze ans, qui s’apprêtait à tenter l’expérience, et qui demandait comment s’y prendre. Il va sans dire que je l’en ai fortement dissuadé.

L.J.S : Peut-on blâmer ces jeunes de s’aventurer sur ce terrain expérimental ?

K.C : Le verbe «blâmer» est approprié, car on blâme celui ou celle qui n’a pas respecté une règle énoncée. Or, en ce domaine les personnes aventurières de l’invisible n’en connaissent pas les règles. (…) Il s’agit de dire d’une part que le spiritisme n’est pas dangereux et simultanément qu’une mauvaise pratique du spiritisme peut l’être. Il s’agit de dire d’autre part que la médiumnité ouvre la porte sur un monde infiniment vaste, où s’affrontent des énergies nombreuses. Il s’agit de dire par logique, que l’au-delà n’est pas peuplé que de bonnes intentions, puisque habité par les esprits qui ont parcouru la planète. Il s’agit de dire que le passage de vie à trépas ne rend pas les hommes différents de ce qu’ils étaient la veille. Il s’agit donc de dire que celui ou celle qui s’aventure dans cette démarche, seul ou mal entouré, sans connaissances préalables, risque fort d’y rencontrer des forces et des puissances redoutables, dont l’influence pourrait être néfaste pour son équilibre psycho-mental. (…)

Le Journal Spirite n°63 – Interview à propos de la voyance, du New Age et des guérisseurs

Le guide spirituel

(…) Voyons donc ce que nous enseignent les esprits qui se sont manifestés auprès d’Allan Kardec à la fin du 19ème siècle et qui continuent de le faire dans notre association depuis plus de 30 ans. Une première définition est donnée dans le « Livre des Esprits » de 1857. Au lieu du mot ange gardien, les esprits nous conseillent d’utiliser le mot guide et expliquent que la fonction d’un guide est d’agir de la même manière qu’un père avec ses enfants, c’est-à-dire de conduire son protégé sur la bonne voie, de l’aider de ses conseils, de le consoler de ses afflictions, de soutenir son courage dans les épreuves de la vie.
Ainsi, un guide est simplement un esprit qui a été crée par Dieu et qui, comme chacun d’entre nous, s’est incarné dans la matière un certain nombre de fois, apprenant et progressant de vie en vie, au fil des épreuves et des expériences. Progressivement, cet esprit a grandi en moralité et en intellect, il s’est transformé et, entre deux vies charnelles, il a choisi de s’arrêter un instant sur la courbe de l’évolution pour suivre, conseiller, aimer et conduire un autre esprit qui lui est proche, qu’il a déjà connu dans une vie antérieure et qu’il continue d’aimer au-delà de la matière.
Le guide a pu être un ami, un frère, une sœur, un parent, un compagnon de route ou de combat, seul importe ce lien affectif qui se trouve entre lui et nous et qui se perpétue dans l’invisible. (…)

Le Journal Spirite n°67

Fantômes et hantises dans l’histoire du Cercle

Nous sommes en 1984. Le « Cercle spirite Allan Kardec » de Nancy a été sollicité par un journaliste pour une troublante affaire de maison hantée, à Rogerville, petite localité du Toulois (Meurthe et Moselle).
D’incroyables phénomènes de déplacements d’objets, de bruits divers se produisent dans cette maison, et les actuels propriétaires ont décidé de la mettre en vente, n’ayant pas retrouvé le calme, malgré un recours aux parapsychologues et exorcistes. (…) Les témoignages abondent et se regroupent, les langues se délient après s’être longtemps tues par peur de la dérision, de la moquerie. Nous arrivons dans cette maison afin d’y établir une séance de spiritisme, par voie d’incorporation. Huit spirites entourent le médium qui va prêter son corps aux esprits perturbateurs qui vont se manifester.
Le premier d’entre eux dit s’appeler Eugène Robillard. Il nous explique qu’il était en train de creuser un puits lorsqu’il y eut un violent orage. Tout s’est écroulé autour de lui. Il veut sortir et c’est la raison pour laquelle il frappe. Nous sommes là, face à un esprit qui a été surpris par une mort violente, subite, et qui n’a pas pris conscience de sa mort. Le temps s’est arrêté pour lui au moment de l’accident et il se croit toujours prisonnier sous le puits. Il appelle, il frappe afin qu’on le délivre.
Nous lui avons dit qu’il était désincarné et qu’il fallait qu’il quitte les lieux. Nous lui avons expliqué qu’il pouvait nous parler parce qu’il utilisait le corps d’un médium, que nous étions spirites et que nous étions là pour l’aider. Nous lui avons précisé que nous étions en 1984, ce qui le surprit fortement car il disait être en 1905.
Nous avons appris par la suite dans les archives des journaux régionaux, qu’il y avait eu effectivement un violent orage en 1905, dans le Toulois, et qu’un certain Eugène Robillard était mort enterré en creusant un puits.
Un autre esprit se manifeste, disant s’appeler Marcel, Marcel des Hautes-Croix (lieu-dit de la région). Il nous explique qu’il voulait acheter la maison, que cela aurait été une bonne affaire. Il est mort sans avoir pu obtenir l’acquisition rêvée. Alors, esprit de vengeance, il se promet que personne n’y demeurera et perturbe tour à tour, tous les occupants de la maison depuis des années.
Nous sommes là en face d’un esprit très matérialiste, très attaché aux choses de la terre et de surcroît têtu. Il sait qu’il est mort et profite de ce nouvel état pour apporter la frayeur et faire fuir les différents occupants. Ce cas est différent du premier, le trouble n’est pas le même, bien qu’existant. Le premier souffre car la mort l’a surpris dans la souffrance du dernier instant, le second s’amuse et se venge car tel était son état d’esprit au moment de mourir, chargé de rancune et d’insatisfaction. (…)

Le Journal Spirite n°70